Le Roi Marc

Le roi Marc ou « Marc’h » en breton est un roi légendaire Armorique, à la fois personnage celtique et de la légende arthurienne. Il est présent dans les traditions, bretonne et cornique. Son nom « Marc’h signifie « cheval » en breton et fait sans doute référence à ses oreilles de cheval. Les oreilles du roi Marc’h, souvent assimilées à une marque honteuse dans les plus anciennes interprétations (le Nain froncin révèle son « secret » et les barons rient), sont plus probablement une marque de royauté légitimant la fonction du souverain.

Il est présenté comme un Roi faible car ses vassaux et barrons font de nombreux caprices auxquels il répond toujours, de peur qu’ils prennent les armes contre lui. Il est aussi décrit comme un homme qui change souvent d’humeur car il est capable de douter de Tristan et Yseult puis de leur montrer une confiance exagérer. A certains passages le lecteur peut même avoir l’impression qu’il facilite les rencontres entre les amants.

Le roi Marc n’a jamais souhaité de lui-même trouver une épouse ou même de descendance, ce sont ses barons qui l’ont pressé à trouver une femme de peur que Tristan hérite du trône. Il reçoit un jour un signe ; deux hirondelles lui apportant le cheveu de la princesse Yseult, il décide alors de l’épouser.

Marc peut se montrer cruel ; pour se venger d’Yseult il veut la donner aux lépreux qui souhaitent la violer et la malmener, il traque son neveu et son épouse dans la forêt mettant leurs têtes à prix et il exile Tristan malgré sa disculpation d’adultère. Il décapite le nain froncin qui révèle le secret de ses oreilles et fait exécuter l’homme qui l’a prévenu de l’emplacement de Tristan et Yseult dans la forêt.

Il ne se doute jusqu’à la fin pas de la relation de Tristan et Yseult, faisant confiance à sa femme, c’est seulement lors de la fin du romain de Bédier que l’on peut penser qu’il se soit résolu à cette idée et qu’il l’accepte enfin.

Quand le roi Marc apprit la mort des amants, il franchit la mer et, venu en Bretagne, fit ouvrer deux cercueils, l’un de calcédoine pour Iseut, l’autre de béryl pour Tristan. Il emporta sur sa nef vers Tintagel leurs corps aimés. Auprès d’une chapelle, à gauche et à droite de l’abside, il les ensevelit en deux tombeaux. Mais, pendant la nuit, de la tombe de Tristan jaillit une ronce verte et feuillue, aux forts rameaux, aux fleurs odorantes, qui, s’élevant par-dessus la chapelle, s’enfonça dans la tombe d’Iseut. Les gens du pays coupèrent la ronce : au lendemain elle renaît, aussi verte, aussi fleurie, aussi vivace, et plonge encore au lit d’Iseut la Blonde. Par trois fois ils voulurent la détruire ; vainement. Enfin, ils rapportèrent la merveille au roi Marc : le roi défendit de couper la ronce désormais.

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